Editions Virgile

Dans la collection Écrire la lumière, étymologie grecque
du mot photographie, récits et nouvelles viennent s’appuyer
sur la photo pour entrer en résonance avec les mots.

L’image aidant les mots et les mots aidant l’image,
la lecture fait rejaillir les souvenirs, les odeurs et les couleurs ...

Et si les mots entraînaient la réminiscence de l’image ?

Au Village
Geneviève Hélène
Photographies de Janine Niepce
Au village
ISBN 9782914481755
78 pages - Prix : 14 euros 20

Geneviève Hélène, dans ce nouvel ouvrage, pose un regard
chaleureux et amusé sur le monde qui l’entoure. Elle nous livre ici
une série de croquis, de pochades, d’humeurs tendres
sur les habitudes familières d’un village.

Ces impressions, celles d’une citadine sur la campagne,
se rapprochent du travail photographique de Janine Niepce
qui tout au long de son œuvre fixa des instants de vie empreints
de nostalgie, d'ironie et de tendresse :

“Au village, d'un rien, on en fait tout un monde, et c'est
très bien ainsi. Et ce n'est pas parce que nous n'avons pas la stature
des héros de contes que nous ne sommes pas de leur descendance.
Pour preuve, au village, le camion du marchand itinérant des
vêtements, marque Barbe bleue, gare son camion devant chez
Madame Perrault. Avec ses gros sabots, le 21e siècle côtoie ceux
qui l'ont précédé et nous chahute ; la joie de l'été, maternelle, veille
- on pose à terre les questions dont on attend en vain la réponse,
pour retourner fureter dans le paysage entier de l'enfance.”

Esthétique de la course à pied
Daniel De Roulet
Photographies de Jacques Pilet
Esthétique de la course à pied
ISBN 9782914481786
Prix : 15 euros 30

Auteur et marathonien, Daniel de Roulet est né à Genève
en 1944 ; il habite aujourd’hui en France. Depuis 1997 il se
consacre à l’écriture. Daniel de Roulet est un coureur de fond ;
il participe à des marathons un peu partout en France, ce qui lui
permet de découvrir à chaque fois des villes ou des régions aux­quelles l’auteur rattache le souvenir de lectures ou le portrait
d’illustres auteurs français liés à ces lieux.

Les photographies qui accompagnent ces textes sont
de Jacques Pilet. Ces images forment un contrepoint au récit
du marcheur.


Pour Daniel de Roulet, "courir, écrire, c'est le même élan".
La marche est propice à l'écriture. Les mots épousent les pas.
Parcourant les chemins de la France, de Roulet nous donne
le regard d’un Suisse et fait aussi retour sur lui-même,
à sa manière, légère et désinvolte :

“Courir la France. Pour découvrir un pays, on peut s'y
promener à pied ou à vélo, le survoler ou sonder sa littérature.
On peut aussi le courir sans bagages ni préjugés, avec les yeux
d'un écrivain suisse scrutant le coeur insolite de la France.
La course à pied, n'est pas un sport mais un art qui se pratique
aussi bien au grand air qu'en chambre, un livre à la main.”

Bâton rouge
Joël Bastard
Photographies de Tony Soulié
Bâton rouge
ISBN 9782914481809
88 pages - Prix : 14 euros 20

Joël Bastard, est poète, auteur de théâtre et de nouvelles.
Il a remporté le prix Henri Mondor de l'Académie française
pour son oeuvre poétique.

Tony Soulié, est peintre et photographe. Il expose depuis
1977 en France, en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine et
au Japon. Cet artiste représente la nouvelle abstraction française.


Avec Bâton rouge, l’écriture de Joël Bastard se teinte d’une
prose vive et porte une attention particulière à l’observation
de la nature. La promenade, véritable fil d’Ariane, est l’occasion
de donner libre cours à la rêverie et à l’expression de sa propre
subjectivité :

“Sans carte d’état major en ces terres rouges aux confins de
la Franche-Comté, les éclats d’un pays, d’une errance, d’une écriture
en marche au pas des arbres, des herbes et des visages. Au pas des
livres ouverts en chemin, ceux de Xavier de Maîstre, d’Elisée Reclus,
de Jacques Lacarrière, de Wang Wei et de bien d’autres. Au pas
des villages traversés, des monts et des forêts. Au pas des infimes
découvertes qui font le monde : un oiseau, un buisson, un fragment
de mémoire, un bouton de culotte, un magnolia, des trappeurs
de petites bêtes, un grand buveur de Négrita ou les yeux verts
de Béatrice…”

Mobile de camions couleurs
James Sacré
Photographies de Michel Butor
Mobile de camions couleurs
ISBN 9782914481830
64 pages - Prix : 15 euros 30

Ce livre débute par une série de photographies
que Michel Butor réalisa de 1960 à 1965 aux Etats-Unis
alors qu'il était professeur dans une université américaine.

Ayant entrepris un voyage sur les routes à travers
l'Amérique profonde, James Sacré, très attaché aux paysages
dans son oeuvre littéraire, s'est emparé des photos pour
écrire ce livre en écho au texte initial Mobile de Michel Butor.

Il nous donne ici les truck stop, points de rencontre
des gens de la route, les couleurs vives des camions sur les aires
des roadway, tout en introduisant dans son propre texte
des passages de Mobile :

“Dans sa chemise blanche à liséré noir broderies de motifs
indiens sur le haut

Chapeau noir cowboy cerclé d’un rang de petits os
ou de coquillages

Grosse bague et bracelet d’argent turquoise, montre sur un
bracelet pareil et pendentif...

J’entends la grosse voix moustache dure ,
elle commente

Ce que dit le journal local. Grande boisson de limonade ou
d’autre chose devant lui

En gobelet plastique, “frech fit” qu’on lit dessus.”

Maisons de mémoire
Jean Libis
Photographies de Louis Venot
Maisons de mémoire
ISBN 9782914481762
88 pages - Prix : 15 euros 30

Jean Libis fut professeur de philosophie avant de se
consacrer à l’écriture. Il sillonne le paysage de la mémoire.
Dans ces lieux, des histoires et des bribes d’existences
résonnent silencieusement.

Louis Venot (1875-1940) photographe fut aussi éditeur
et libraire. Louis Venot se servait d’une chambre photographique
pour réaliser des prises de vue sur plaque de verre.


Des demeures inspirent l’écrivain et font chacune l’objet
d’un récit. Le livre est ainsi composé de cinq nouvelles d’une
quinzaine de pages écrites dans un style vif mêlant poésie et réalisme.
L’écriture de Jean Libis fait de ces maisons le lieu de possibles
retrouvailles avec le passé et les êtres qui les ont côtoyées :

               “Toute maison est un carrefour de rêve et si, comme
l’écrit Bachelard, “elle constitue l’espace de nos solitudes passées”,
alors les fermes, demeures, et gentilhommières sous leur soupente,
leurs vignes vierges et leurs ampélopsis, dissimulent drames,
souvenirs passionels et embryons de romans. Toute fiction
cache sa part de réminiscence ; elle déborde sur nos mémoires
et touche aussi à l’inoubliable. Dans cette incertitude,
la rêverie prend corps et fait chemin.”